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La côte de "Puerto Princesa" vu du ciel
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Famille Medinger : des Philippines à la Malaisie

Wallis - Informations / 19 Mars 2008

La famille Médinger sillonne les océans depuis déjà plusieurs années au bord du Peerliane, voilier de 10 mètres habitable. Après s'être arrêté à Wallis pour un séjour de 2 ans tout en vivant à bord de leur voilier, ils continuent leur parcours vers de nouveaux horizons. Elle nous fait part, a travers un extrait de leur journal, leur vie lors d'une escale aux Philippines.

« Notre rythme de croisière a beaucoup changé depuis notre arrivée aux Philippines, pour s'accorder au mode de vie asiatique : vachement speed comparé à la nonchalance des îles océaniques. De plus, n'ayant que 2 mois (un peu plus en vérité mais ça reste entre nous) pour visiter ces îles, à cause du tarif prohibitif des extensions de visas, on n'a pas de temps à perdre.
Après ce prétexte expliquant cette longue absence de nouvelles de notre part, je vais vous raconter ce qui s'est passé ces dernières semaines. »


Récit des Philippines,

« Nous avons touché terre à TACLOBAN sur l'île de LEYTE le 15 janvier, où nous sommes restés 5 jours à recueillir nos premières impressions du pays ; la foule, le bruit, bref l'animation. On commence aussi à goûter à tous les plats aux noms inconnus; bien qu'on n'aie pas encore essayé les massages, on s'imprègne de l'Asie par tous les sens.
C'est de cet endroit que Mc Arthur est parti en disant "je reviendrai", et il est revenu. Sans faire de promesse, nous avons embouqué le "San Juanito Strait", passage étroit et tortueux entre les îles LEYTE et SAMAR. La quille de Peerliane y a tâté du sol dur philippin. Une escale de 2 jours au joli village d'ALMAGRO (sur l'île du même nom) nous permet de rencontrer un écossais qui vient de s'installer ici longtemps après s'être marié à une fille du coin. Il a acheté une bangka, trimaran local typique, avec laquelle il fait le ferry une fois par semaine vers SAMAR. J'ai pu inspecter la construction de ces bateaux : c'est basique et pas fait pour durer (à lire le journal, on apprend quelques fins tragiques) mais ça remplit parfaitement le cahier des charges. Les embarcations sont de toutes tailles ; de la monoplace où le pêcheur est assis sur le moteur (monocylindre, refroidi à air, ligne d'arbre en direct sur le volant moteur) au cargo de 25 mètres à double ou triple pont.
Nous descendons ensuite vers le Sud en petites étapes avec arrêts aux charmantes îles GIGANTANBAN et CAMOTES ainsi qu'au petit port de PALOMPON sur LEYTE. Nous naviguons à côté de l'île MARIPIPI (eh oui, pardon à toutes les Marie que nous connaissons mais ça ne s'invente pas) avec son majestueux sommet.
Le 28 janvier, nous atteignons le Cebu Yacht Club sur l'île de MACTAN, où le pauvre Magellan n'a pas fini son tour du monde. On avait choisi cet endroit pour se faire envoyer du courrier et cette adresse figurant dans 2 guides nautiques, on trouvait ça sérieux. Les installations du CYC se résumant à 2 pontons presque horizontaux, une pelouse et un bureau au 2ème étage d'un immeuble où deux gonzesses en tailleur rose n'ont su que nous réclamer 200 pesos (500 CFP, env. 4 euros) par jour pour amarrer notre annexe au ponton. Si tu veux mettre ton bateau au ponton, c'est 300 pesos par jour pour les 10 premiers jours quelque soit sa longueur (?!?). Pour le courrier, il faut s'adresser au garde en bas.
La ville de CEBU est extraordinairement bien gardée. Il y a des "gardes" à tous les coins de rues, devant les portes, bel uniforme, pistolet et des fois fusil avec balles à la ceinture dont le calibre inspire le respect. Le gros flingue, c'est pour ceux qui gardent les banques ou les grands magasins. Mais des fois, on ne sait pas ce qu'ils gardent. Celui qui nous intéresse plante devant une barrière à bascule actionnée par une ficelle limitant l'accès à la pelouse déjà citée. Près de la barrière, la guitoune avec un toit, et sous ce toit, coincé par une planche, un ramassis de vieux papiers, journaux, annuaires téléphoniques et...nos enveloppes. Enfin, pas toutes. On aurait bien été fouillé nous-même dans le tas mais on s'abstient par respect de l'uniforme (et du pétard).
Dès qu'on fait escale dans une grande ville, et CEBU est une très grande ville, on est sûr d'y rester un moment. Ca nous a pris 2 semaines, avec quand même un petit intermède de 4 jours où nous sommes aller mouiller de l'autre côté de l'île, devant des plages, dans de l'eau claire et loin d'une nuisance extrême de certains endroits ici, le karaoké. Après avoir réglé nos affaires d'immigration, de douanes et nos problèmes d'ordinateurs, nous partons sur l'île de BOHOL.
Mouillage au port de TAGBILARAN, devant un petit ponton pas horizontal du tout où sont amarrés trois voiliers. On y amarre l'annexe et trois gaillards viennent nous voir et nous demandent 100 pesos par personne et par jour pour amarrer l'annexe ! Et il n'y a même pas de pelouse ! Après négociations, on réduit à 100 pesos/jour, c'est moins cher que de se faire voler l'annexe. On reste trois jours, pour aller visiter les tarsiers, ces petits primates avec gros yeux qui tiennent dans la main, et faire une croisière (fluviale, ça change) à bord d'un bateau restaurant.
Martin voulait des vagues pour son anniversaire. Ce jour là, on quitte BOHOL pour SIQUIJOR qui semble être une bonne escale sur la route de NEGROS. Peu de vent, progression lente, on décide d'aller au plus près, à CANOAN BAY, côte Nord. Lorsqu'on arrive, le vent se lève, le dernier empannage déchire entièrement le spi (pas là où on l'avait déjà réparé...). A 15 H, on mouille au Nord d'une toute petite baie, en face d'un quai où sont amarrés plusieurs cargos et surtout une usine thermo électrique flottante et bruyante ; 3 fils partent du bateau vers un pylône sur le quai pour alimenter la ville, simple. Une houle rentre que les enfants vont surfer (bon anniversaire) de toute façon, il n'y a pas d'autre mouillage à moins de 30 milles. A 17 H 50, un piroguier nous apporte un "vessel shifting order", feuillet A5 dactylographié sur papier recyclé nous ordonnant de quitter le mouillage pour laisser de la place au ferry MV Don Martin SR qui arrive à 18 H 00 !... et il commence à faire nuit. Sur ce coup, on joue les français à fond, no comprendo. J'y suis, j'y reste. On se met dans un coin en attendant que ça passe, jusqu'à 21 H 00 quand le gros ferry repart.
Escale suivante beaucoup plus tranquille dans la baie de BONBONON, au Sud de l'île de NEGROS. Cette baie est si bien abritée que beaucoup de voiliers y restent à l'année. Des skippers sont venus jeter l'ancre, ont pris l'avion et ne sont jamais revenus, certains depuis 5 ans. Il pourrait y avoir de beaux bateaux à pas cher... L'endroit est reposant, très isolé. Pour aller en ville à DUMAGUETE, il faut prendre le "hubel-hubel" (moto-taxi, 2 à 6 passagers sur une selle normale) pour une dizaine de km de chemin de terre puis le "jeepney" (partie avant d'une jeep suivie d'une bétaillère de 3 à 4 m de long) où l'on s'entasse à 25 ou 30 pour une 1/2 H de belle route asphaltée où les chars à boeufs croisent des tricycles, des motos gonflées ou des 4X4 aux vitres opaques.
De cette ville, par téléphone et par courriel, nous avons réussi à obtenir, un vendredi après-midi, (c'est possible dans cette administration!), une autorisation pour l'inscription des enfants aux cours du CNED, de la part de l'ambassade de France aux Philippines. Cela faisait plus d'un mois que l'on galerait pour avoir le document officiel tant demandé. Miraculeux, merci Inès, en espérant que le CNED ne va pas nous imposer une autre épreuve genre course au trésor.
Le calme de la baie nous permet de nous remettre à l'ouvrage pour réparer le spi auquel nous enlevons cette fois une bonne surface. Quelques inflexions dans la courbure de jonction des panneaux génèrent quelques vortex hypo sustentateurs, en clair, il ressemble à une vieille baudruche, mais il nous tire bien quand le vent n'est pas trop fort.
On remonte la côte W de l'île de NEGROS avec escales à BAYAWAN, ASIA BAY et CARTAGENA, puis un arrêt de quelques jours au S de PANAY à l'abri de NOGAS ISLAND, îlot rappelant ceux du lagon de NOUMEA ; mangrove, plages, pandanus, phare et une superbe allée de plus de 200 frangipaniers.
Nous choisissons de faire l'étape suivante de nuit, à travers le N de la mer de SULU, pour aller aux îles CUYOS. (A prononcer couillos). Dès le soir, on aperçoit derrière l'horizon des lueurs comme en font d'habitude les grandes villes. D'après la carte, il n'y a que de l'eau à ces endroits. En s'approchant, on constate que ce sont des sources ponctuelles qu'on prend alors pour des plates-formes pétrolières (les cartes en indiquent mais à l'W de PALAWAN). On apprend plus tard qu'il s'agit de bateaux de pêche munis d'une vingtaine d'ampoules de 4 KW chacune ! Les thons croient à la pleine lune, remontent chasser en surface et se font cueillir dans les filets... (On peut toujours traîner notre leurre en plastique). La nuit déjà pas très reposante se conclut par une arrivée au près avec 30 noeuds de vent de N avec de grosses rafales. Ces conditions ont peu varié pendant les 5 jours où nous restons à CUYO. Au moins les enfants ont eu des vagues. Pris par le temps (visas pour 2 mois seulement), nous n'allons pas au NW de PALAWAN (BACUIT, EL NIDO,...) qui sont paraît-il les plus jolis coins des Philippines (mais si tout le monde y va...) et rejoignons directement PUERTO PRINCESSA où nous récupérons par courrier tous les livres et les cours de nos collégiens. Merci à tous ceux qui nous ont aidés.
On nous avait prévenu : "GARE AUX FONCTIONNAIRES CORROMPUS". On n'y a pas coupé :
Discussion avec l'officier des douanes :
- Vous devez une taxe de 1000 pesos
- Eh, mais, c'est cher !
- OK, 500 pesos et c'est bon
- D'accord, mais je veux un reçu
Et le gars écrit sur un bout de papier blanc presque froissé (sans en-tête, n° de feuillet ou double carbone bien sûr) qu'il a bien reçu 500 pesos pour "extra service". Je considère que ce "service" est une autorisation à rester à PALAWAN après la clearance, et je reste. On va descendre tranquillement vers la MALAISIE à partir de la semaine prochaine. »
A suivre...


Famille Médinger

Pierre GINS


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