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Bernard Ziegler, auteur d'une synthèse des réflexions sur le sport à Wallis e
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« OUDINOTS DU SPORT EN OUTRE MER » : DIAGNOSTIC pour Wallis et Futuna

Wallis - Informations / 21 Avril 2008

Le Service Territorial de la jeunesse et des sports, les éducateurs et les associations de jeunes ont réalisé une synthèse des réflexions concernant le sport sur le Fenua. Littéraire, presque philosophique par moment, réaliste aussi, ce document se lit en relation avec des propositions concrètes émises par le Comité Territorial Olympique et Sportif (CTOS) et présentées en deuxième partie de cet article.

La question du sens du sport à Wallis et Futuna semble fondamentale pour tenter de comprendre les mécanismes qui se mettent en place et freineraient le développement de la pratique sportive.

Le sport de « référence métropolitaine » n'est que très récent, à peine une quarantaine d'années, et pourtant dans l'esprit des dirigeants il s'impose comme la référence principale. Or, à l'analyse, il semble bien qu'il faille s'interroger sur le sport « traditionnel », sur les conditions sociologique de sa pratique mais aussi sur les ressorts psychologiques qu'il mobilise ici.

En réalité ces deux modèles sont présentés contradictoirement, sans lieux communs, sans liens directs. Il y aurait une pratique conviviale, cyclique, organisée autour de la rencontre et de la (ou des) fête(s), faite de défis individuels et de rencontres collectives d'appartenance dont l'utilité sociale est évidente. Cette pratique locale s'opposerait à la définition du « sport moderne », codifié, réglementé, exigeant, qui nécessite des entraînements, des championnats, des calendriers fixes et rigides dont l'utilité « productive » reste à démontrer à la grande majorité des habitants de nos îles.

La présence des ces deux modèles interpelle donc la pratique du sport à Wallis et Futuna mais aussi invite à la formulation de propositions précises, claires, adaptées et référencées, prenant en compte ces différences mais cherchant à les rapprocher dans leurs richesses et leurs complémentarités. De telles propositions devront concrètement, recevoir l'assentiment des institutions représentées localement ainsi que des groupes sociaux d'appartenance. Par « simplification » et non pas « réduction », le modèle dit « wallisien » et le modèle dit « métropolitain » seront repris, le premier représentant une pratique ludique et de loisirs, le second une pratique plus tournée vers la performance.

Le sport wallisien orienté vers la rencontre, l'échange, le plaisir semblerait apparemment avec le sport métropolitain plus orienté vers l'organisation, les règles, les règlements et la codification. Pour les wallisiens ces cadres seraient trop lourds, trop exigeants surtout lorsqu'ils génèrent désillusions et déceptions mais aussi des coûts semble-t il insupportables.
Lorsqu'une minorité se détermine et exprime le désir d'aller vers le second modèle, qu'il exprime une préférence, les conséquences peuvent aller de la simple moquerie jusqu'au refus, voir l'exclusion du groupe social d'appartenance comme la famille ou le village. Somme toute, chacun est convaincu que pour la réalisation et l'aboutissement de ce choix personnel, l'expatriation devient incontournable.

En effet, les choix tranchés entre ces deux modèles auront, quoiqu'il arrive des répercussions sur les personnes tant il n'existe encore que peu de liens entre ces deux systèmes. Une grande méconnaissance des règles qui, régissent le sport codifié ne permet pas une détermination claire et génère une sorte de « troisième voie », un entre deux, flou, mou et peu opérant car mal référencé.

Wallis est encore une société « agricole », la plupart de ses habitants cultivent, cueillent, pêchent et ne seraient pas conscients d'une certaine « utilité » du sport. Pour autant, les prescripteurs, éducateurs, stagiaires en formation professionnelle développent un discours non seulement d'utilité sociale mais aussi d'utilité productive du sport.

Le sport, particulièrement à Wallis renforce le lien social, il favorise la rencontre, les échanges, les loisirs, le plaisir, il est facteur et vecteur d'éducation, d'insertion et de promotion sociale. Il permet enfin de prévenir et de lutter contre les phénomènes mettant en cause la santé publique tels que l'obésité ou le diabète.

Cependant, compte tenu des méconnaissances évoquées, le sportif wallisien qui réussit, n'est pas valorisé, reconnu et récompensé au sein de la société wallisienne. Les ressources insulaires en cadres, en moyens financiers, en emplois ne permettent pas ou très peu d'offrir des solutions locales pour le maintien sur le territoire, contraignant ainsi les sportifs à l'expatriation.

Dès lors, pour les parents, non seulement le jeune sportif ne semble pas « utile », il ne rapporte pas à la maison de quoi subvenir aux besoins familiaux mais en plus, lorsque l'enfant persiste dans son projet, la réalisation de celui-ci va les priver de sa présence au foyer. Lorsque l'on sait la force de l'attachement wallisien à la cellule familiale, il est aisé de comprendre les freins que cela engendre pour une pratique sportive intensive.

Pour autant, le déficit de pratique sportive s'entend bien aujourd'hui autant du point de vue wallisien que métropolitain. Le regain d'intérêt pour le Kilikiti, sorte de cricket traditionnel, qui vient d'être rejoué pour la première fois depuis six ans mais aussi la volonté de reprendre des rencontres sportives traditionnelles à l'occasion des fêtes nationales et territoriales sont significatives de l'intérêt des instances dirigeantes pour proposer de telles pratiques à la population.

Ce phénomène récent induit une note d'optimisme et permet d'envisager non seulement une bonne cohabitation entre les deux modèles mais aussi ouvre des voies inexplorées de mutualisation et de développement parallèles des pratiques physiques.

Enfin, loin de tout « angélisme », au-delà des réels stimuli économiques liés au sport tant en investissements qu'en fonctionnement et en emplois potentiels, ainsi qu'une certaine forme d'apprentissage des règles socialisantes, Wallis n'échappe pas à certaines dérives connues par ailleurs du sport. A ce jour, la surconsommation d'alcool et de tabac est visible tant sur les terrains de jeux qu'autour.

Au même titre que le « sens » du mot « sport » doit être questionné, il convient d'en faire de même sur la notion de « motivation »
Il en ressort que la motivation pour la pratique sportive est liée à une aspiration pour un mode de vie différent, une évolution qui permettrait aujourd'hui de sortir du cadre contraint, de vivre sa passion mais aussi d'accéder à l'indépendance financière au travers d'une rémunération. Au-delà de la richesse naturelle offerte par la nature et l'océan, il s'agit d'une aspiration à la consommation moderne qui détermine souvent le choix du sport métropolitain.

Dès lors, le passage progressif des pratiques communautaires à des pratiques plus individuelles ou individualistes met en lumière le paradoxe de l'attachement ancestral aux pratiques identitaires tout en développant un discours et des attentes d'émancipation de la jeunesse.

Apparaît ainsi une dichotomie dans cette évolution progressive mais rapide du même ordre de celle repérée entre les deux modèles sportifs. Pour certains, on peur aller jusqu'à évoquer un réel déchirement.
En effet, c'est la « communauté », familiale, villageoise, qui montre la voie, donne l'envie, pousse ses représentants à affronter pacifiquement les autres communautés au travers des rencontres sportives. Elle pousse ainsi chacun à donner le meilleur de lui-même, forgeant ainsi son identité et en valorisant la réussite qui rejaillit de fait sur la communauté dans son ensemble. Au travers de cette reconnaissance collective est valorisée la performance individuelle, développée la participation du public, venu soutenir ses « champions », enrichie la rencontre entre les communautés.
Les pratiques individuelles nuisent à ce même sentiment d'appartenance, elles semblent désormais vécues comme une appropriation de la « citoyenneté wallisienne ou métropolitaine » plus que comme membre à part entière du groupe social d'origine.

L'évolution fulgurante en à peine trois générations depuis la moitié du XX° siècle a permis à la population de passer d'un phénomène de mode ou d'attirance vers la nouveauté, assorti de brillantes réussites de champions en équipe de France, à une phase de rejet et de refus liée aux éléments déjà évoqués et aujourd'hui au besoin de revenir à un mode de vie plus sain par la prise en compte des activités physiques et sportives comme moyen de lutter contre les problèmes de santé publique. (la conception occidentale du sport renvoie au standard de l'image du sportif et à une plastique épurée de perfection, selon les critères en vigueur dans cet univers de modernité. Il s'agit dont d'une approche différente des beautés masculine et féminine héritées de l'ancestral, ou force signifie aussi parfois volume. Dés lors le rejet du sport occidental, qui met en exergue de façon trop brutal l'individu dissocié du groupe, signifie également, en germe, le rejet de la règle du manger sain associé à l'image corporelle)?..

De sécurité publique (où il apparaît qu'il faut occuper les jeunes « oisifs » pou éviter les dérives et la petite délinquance) Mais aussi à une pratique sportive qui reprend à son compte d'autres aspirations telles que l'émancipation, la promotion, la reconnaissance des sportifs et de leur réussite comme l'équipe médaillée d'or en Volley aux jeux du Pacifique, tout en revenant aux racines du sport traditionnel et aux composants de la psychologie locale.

Enfin un nouveau paramètre vient s'additionner au travers d'une nouvelle prise en compte du corps de son esthétique, de sa santé et de l'image renvoyée par les médias comme nouveaux « canons de la beauté ». A nouveau, il convient de prendre en compte cette évolution et de ne pas opposer les valeurs de l'un ou de l'autre dans sa recherche personnelle liée aux activités sportives.

La pratique constatée sur et autour du stade d'athlétisme récemment mis en service tend à se développer et l'on constate que l'accession au sport individuel se fait de manière collective. Une pratique du stade en groupe ou en famille, comme nulle part ailleurs. Les espaces sportifs sont appropriés à des échanges conviviaux à des activités sportives visant avant tout au « bien être » et enfin ces espaces seraient les derniers lieux pour les jeunes qui voudraient se retrouver ailleurs que sous les abribus. Egalement, la pratique du Va'a, à la charnière des deux pratiques sportives, ainsi que le succès du rugby, qui tire partie du savoir faire collectif insulaire, tout en écartant les meilleurs, parfois définitivement du Fenua.

Ces phénomènes récents confortent l'idée d'une étroite dépendance entre les deux modes de pratique qui pouvaient apparaître comme « opposées ».Le développement du sport à Wallis ne se fera qu'au travers d'un double développement. D'une part la réappropriation collective des pratiques traditionnelles et d'autre part la relance concertée du sport « moderne »
La population parallèlement à ces phénomènes « vieillit », la part des jeunes de moins de 25 ans, bien que toujours supérieure à 50%, diminue au profit de l'augmentation des plus de 50 ans.
De ce fait, la diminution du public potentiel assortie de l'augmentation d'activités concurrentes, alors que les dirigeants bénévoles se font rares induisent une évolution de la demande sportive, une sorte de « retour aux pratiques anciennes ».
Loisir et plaisir passent devant compétition et contrainte. Les études, la télévision, les T.I.C., les activités socio éducatives et culturelles sont présentes en nombre important. L'offre sportive souffre donc de cette concurrence et de ces attentes en constante évolution.
Le temps libre est plus limité, les aspirations différentes, les cadres en nombre insuffisant mais aussi ayant eu précédemment des comportements asociaux engendrant la perte de confiance de la part des jeunes il convient donc d'analyser le mode d'organisation du sport, ses réseaux, ses structures et ses équipements.

Au même titre que précédemment, les spécificités locales, si elles ont permis que se développent des systèmes au sein desquels alternativement émergent des pratiques communautaires et individuelles, elles ont permis aussi la coexistence de nombreux réseaux institutionnels. La Chefferie pré existante, le clergé puis l'administration, ensuite les politiques nationaux et locaux, l'école mais aussi les mouvements associatifs sportifs et de jeunesse.

Cette richesse bien légitime fondée sur de nombreuses bonnes volontés favorise l'accès et les contacts envers tous les publics. Pour autant, chaque institution porte sa propre légitimité et sa propre définition du sport ou des activités sportives sans jamais avoir eu l'occasion d'échanger sur celles-ci.

Un concept « universel » n'ayant pas les même « significations », un message brouillé, des acteurs qui freinent la communication, d'autres par manque de références communes faillissent à leurs missions éducatives, leurs rôles pédagogiques d'adultes référents et responsables au sein de leur propre institution. Cette difficulté est particulièrement aggravée par la composition insulaire, la bipolarité territoriale et des moyens de communication limités. Le seul média est la « parole », qu'elle soit dite en réunion », à la radio ou la télévision pose la question de la crédibilité de celle ci. Bruits, rumeurs, contre l'objectivité.

Bien des difficultés seraient évitées si l'ensemble des institutions du territoire développait un discours commun autour d'une politique sportive commune. Il en résulterait une « culture sportive commune » et des schémas d'organisation, des structures et des équipements en lien direct avec cette politique sportive qui fixerait des objectifs non seulement communs mais aussi partagés.

De fait, l'organisation territoriale souffre des mêmes handicaps, absence de concertation, politiques institutionnelles centrées sur elles mêmes, sans liens ou avec peu de liens entre les unes et les autres. Problèmes relationnels interpersonnels et interinstitutionnels, absence de partenariat, fonctionnement confus, déficient, ne prenant pas en compte l'étroitesse d'une population sportive en voie progressive de disparition.

De plus, la notion d'aménagement du territoire, inscrite dans les divers contrats et conventions de développement, n'étant peu ou pas portée par une politique (non définie), les schémas d'aménagement territoriaux et d'implantation des équipements sportifs sont inexistants, laissant le champ libre à des constructions « anarchiques », non priorisées où semble t'il ce serait la « loi du plus fort » qui se serait imposée. Les établissements scolaires, primaires et secondaires ne disposent pas de plateaux sportifs ou d'équipements dignes de ce nom. Les villages ont « bricolé » des chapes de béton pas ou mal éclairées, sans toits. La question de la maîtrise du foncier a tout particulièrement favorisé le district du centre autour de Mata'utu ainsi que les terrains situés sur les propriétés de la mission. Et ce, sans tenir un réel compte de la masse des pratiquants ou des activités implantées.

Ainsi, a été méconnu le fait que l'emplacement d'un équipement est déterminant pour le développement de la pratique sportive, qu'il oriente et draine des publics, voire engendre des spécialisations mais aussi que le type d'équipement pèse sur les comportements, générant ainsi un travail sur le long terme et la pérennisation de l'activité qui s'y déroule.

Plus de confort, plus de plaisir, plus de motivation, plus de respect du lieu public, de la propriété collective, rien de cela, en fait, car les populations ont trop souvent ressenti les implantations comme injustes ou privilégiant une classe sociale minoritaire. Ces décisions ont nuit considérablement à la socialisation des jeunes, à l'entretien et à la gestion du « bien commun » et à la création d'emplois induits. Parallèlement, malgré des efforts de certains, l'absence d'équipements conformes et aux normes n'a pas permis l'accueil de grands événements sportifs ( PTOM, Mini jeux, stages nationaux,?).

Forts de ces constats, les acteurs du sport territorial doivent se saisir de l'opportunité offerte par les « Oudinots du sport » pour fonder ensemble cette nouvelle politique commune du territoire des îles de Wallis et Futuna.




Propositions concrètes proposées par le mouvement sportif

Thème 1: Le sport à Wallis et Futuna

- Il est important de définir la notion de « SPORT » à Wallis et Futuna. C'est d'abord une activité ludique avant d'être une activité de compétition ou de progression personnelle
- Certaines activités sportives peuvent déboucher sur des activités professionnelles : ULM (aéronautique), plongée (métiers de la mer), pêche (maintenance bateaux)
- La motivation des encadrants et la transmission de cette motivation est un problème majeur
 comment identifier et créer cette motivation ?
 quel rôle peuvent jouer les bénévoles et les BPJEPS
- La transmission des savoirs sportifs notamment pour les sports traditionnels (pirogue, rame) est difficile car la génération intermédiaire n'a pas suivi et la connaissance s'est perdue. Elle est à reconstruire avec l'aide des anciens.
- L'organisation est aussi un problème majeur : trop souvent ni horaires ni le programme prévu ne sont respectés, parfois des compétitions dans diverses disciplines ont lieu en même temps alors que les participants sont les mêmes.
- Faire du travail à long terme et régulier est nécessaire afin de développer le goût de l'activité sportive, le plaisir de le faire ensemble et la rigueur nécessaire à la pratique sportive
- Développer les activités de village et le sport de proximité sous forme d'animation multisport, c'est une des bases de l'initiation à la pratique sportive à Wallis et cela permet de toucher un maximum de jeunes
 rôle des BPJEPS, des bénévoles et des responsables de villages dans ce cadre là ?
- Communication : la communication dans le domaine sportif est très insuffisante : liste de clubs ? qui contacter ? où et quand ont lieu les entraînements ? où et quand ont lieu les compétitions ? où s'inscrire?Propositions
 Le CTOS collecte l'information sur une base hebdomadaire
 Voir avec RFO la possibilité d'avoir des communiqués réguliers (type bulletin météo, une fois par semaine), avec communication des résultats sportifs alimentés par les informations collectées par le CTOS
 Développer une fiche d'information envoyé par mail à toutes les associations par le CTOS et comportant les informations collectées
 Faire passer l'information par les écoles
 Afficher au CTOS un certain nombre d'informations (tableau d'information)
- une aide administrative est souhaitée par certains clubs et ligues pour le montage des dossiers, les accès Internet, la diffusion de l'information et la comptabilité.
 ATESS, CTOS ?


Thème 2 : Développement de la pratique sportive

- La formation des encadrants est un souci majeur. Formation à plusieurs niveau : formation de base afin d'encadrer la pratique sportive, formation plus pointue dans certaines disciplines afin d'aller vers une activité sportive plus compétitive
 les BPJEPS peuvent être, dans plusieurs disciplines, des formateurs de base
 des formateurs, type brevet d'état, comme pour le rugby ou handisport sont aussi nécessaires pour le volley
 transfert des compétences de spécialistes métropolitains à des wallisiens (formations, échanges?)
- accessibilité des locaux aux personnes à mobilité réduite : lieux d'entraînements, vestiaires et lieux administratifs
- mise en place de certains équipements indispensables au développement du sport de compétition : gymnase aux normes (pour les sports d'équipe : volley ball, hand ball, basket, pour les sports de salle : gymnastique, karaté?.), base nautique pour les sports de voiles, pirogues traditionnelles, rames?
- assurer un meilleur entretien des installations, par les ligues et les clubs
- augmenter le niveau de sécurité des installations
- rôle prépondérant de l'éducation nationale et de l'UNSS dans le développement de la pratique sportive
- supprimer la taxation territoriale des investissements réalisés par les associations
- développer le partenariat avec la Nouvelle Calédonie (cela se fait déjà pour certaines ligues : handisport, golf, tennis, voile)
- le manque de bénévoles dans la gestion des clubs et leur animation oblige à trouver d'autres solutions : salariés, BPJEPS, services administratifs mutualisés ?
- manque d'encadrants formés du type Brevet d'Etat afin d'augmenter le niveau technique des joueurs et d'organiser la pratique sportive (entraînements et compétitions) sur le territoire, par exemple pour le volley ball.
- Mise en place d'une licence locale multi sport permettant aux joueurs qui ne font pas de compétitions officielles organisées par leur ligue d'être assurés en cas d'accident.
 rôle du CTOS dans la mise en place et gestion de ces licences

Thème 3 : Le sport de compétition

- Améliorer l'organisation de la compétition locale : il y a un nombre limité de sportifs sur les deux iles qui pratiquent plusieurs sports à la fois. Il convient donc d'organiser les manifestations sportives de façon à ce qu'elles ne se concurrencent pas
 organisation par cycle avec tournoi local à la fin de chaque cycle ?
 coordination entre ligues
- faciliter la compétition hors territoire : le problème majeur est le coût du transport. Les équipes et athlètes doivent à un moment donné se mesurer à des équipes extérieures à Wallis et Futuna, ce qui nécessite des déplacements en avion qui ont un coût très élevé. (Pour information, un aller-retour Wallis-Numéa coûte environ 800?, pour 2000km).
- Dans certaines disciplines il est impossible d'accueillir des compétitions internationales à Wallis et Futuna car nos équipements ne sont pas aux normes et nous n'avons pas assez de cadres techniques permettant par exemple l'arbitrage et l'homologation des résultats.
- Il est important pour les clubs de rentrer dans des événements pérennes qui permettent tous les ans de se mesurer à des équipes du Pacifique, La condition de base est le financement des transports et per diem sur une base pérenne, elle aussi afin d'éviter de subir l'aléa des subventions accordées ou non.
- Détection des joueurs à fort potentiel : actuellement, la détection de fait dans un premier temps à Wallis avec des championnats interne car il y a peu de possibilité de participer à des compétions hors du territoire (cf problème de transport cité précédemment). Certaines ligues, après cette présélection locale, envoient les joueurs potentiels en métropole pour un stage de présélection national. Outre les problème de financement de ces stages se posent aussi les problèmes de déracinement du jeune : absence de sa famille, changement culturel, changement climatique.
 L'utilisation du pôle océanien pourrait être une étape intermédiaire qui permettrait de faire un deuxième niveau de sélection et une accoutumance progressive aux changements culturels et à un transfert vers la métropole.
- Problème de l'anglais : Wallis et Futuna, situés dans le Pacifique, sont entourés de pays de langue anglaise, alors que la pratique de l'anglais, que se soit pour les dirigeants des clubs ou pour les joueurs est minimale, ce qui engendre des problèmes logistiques, de communication et de partage d'entraînement et de compétitions
- Problème de la double licence pour les joueurs licenciés en métropole et qui sont amenés à représenter Wallis dans des compétitions régionales comme les Jeux du pacifique : autorisation du club métropolitain nécessaire

Pierre GINS


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