© Rudy UATINI
« L’après bac » à Wallis
Wallis - Informations / 25 Juin 2008
Comment organiser sa vie après le baccalauréat à Wallis ? Rester ou partir ? Pourquoi et comment ? Nombreux sont les lycéens qui se posent toutes ces questions après l’obtention du baccalauréat. Parmi eux, Lydia Di Rosa a bien voulu nous livrer ses impressions sur son parcours « après bac » à Wallis
Chanteuse depuis un an et demi dans le groupe Taboo qui s’est produit à la pizzeria de Mata Utu lors la fête de la musique, Lydia est une femme ambitieuse. Afin de poursuivre sa scolarité, la jeune femme a opté pour une licence d’anglais à Nouméa à l’université de Magenta. C’est au bout de quelques mois que Lydia s’aperçoit que le cursus qu’elle suit ne lui correspond pas; elle décide donc de rentrer à Wallis. Après un tour du monde avec son père, Lydia revient sur le Fenua bien déterminée à avancer. Dépôt de CV dans différentes entreprises, candidatures en BTS communication et en infographie, la chanteuse tente de mettre toutes les chances de son côté pour reprendre le fil.
« Il est aussi difficile de rester que de partir »
« Tant que j’étais à l’école, Wallis était vraiment l’endroit idéal: un décor de rêve, aucun stress, les amis… Seulement lorsque j’ai obtenu le bac j’ai commencé à me poser un certain nombre de questions sur mon avenir. J’étais un peu perdue parce que je ne voulais pas vraiment me confronter à un départ mais je savais que je ne pouvais pas rester» déclare Lydia. En ajoutant que les sites internet destinés aux inscriptions en métropole sont compliqués lorsque l’on réside à Wallis puisque le Territoire d’Outre-Mer ne figure sur aucune liste prédéfinie ; de plus l’année scolaire s’achève en décembre à Wallis, ce pour quoi les sites web ne sont pas conçus. « En plus de la difficulté à s’inscrire dans un établissement en métropole, il y a la tristesse de quitter sa famille, son entourage et son île, mais au fond on se dit que l’on ne peut pas rester avec un simple bac puisque ce dernier ne représente aujourd’hui plus rien sur le marché de l’emploi. En fin de compte, il est aussi difficile de rester que de partir » témoigne la jeune femme.
Départ de Wallis
« Quitter Wallis m’a apporté un tas de bonnes choses. Certes la scolarité que j’avais choisie m’a déçue mais j’ai beaucoup appris sur la vie. Je pense que n’importe quel wallisien qui quitte le territoire revient avec un bagage culturel important et une ouverture d’esprit plus large. En partant on apprend à être autonome, on se responsabilise et on devient plus mature » affirme Lydia. « Le tour du monde que j’ai fait m’a permis de mieux comprendre ce qui m’entoure. En partant de Wallis, mes projets étaient encore flous et je pense que beaucoup de jeunes wallisiens se retrouvent dans cette situation. J’ai eu la chance de découvrir le monde et de rencontrer des gens de toutes les cultures qui m’ont conseillées. Grâce à tout cela je me suis enfin fixée des objectifs précis. »
Rudy UATINI
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