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De très bons échanges au long de ce tour du monde
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Les pérégrinations de la famille Medlinger en Malaisie

Wallis - Informations / 20 Mars 2009

En escale à Wallis durant deux ans à l'aube des années 2000, Frank et Evelyne accompagnés de leurs deux enfants poursuivent un tour du monde original à bord de « Peerliane » un habitable de 9 m : anecdotes, récit exotique, aventures de marins baroudeurs se poursuivent au gré des étapes ; nous suivons depuis plusieurs années cette famille aussi attachante qu'intéressante : avec eux, c'est un vent du large qui souffle dans nos colonnes.


« Il me semble n'avoir pas donné de nouvelles deuis l'année dernière (ce qui n'est pas si vieux) alors voici un résumé de ce qui s'est passé à bord et autour de PEERLIANE depuis le 11 décembre.
Ce jour-là, nous avons quitté la Malaisie, un pays qui m'a beaucoup plu par sa diversité (ses contrastes pour causer comme dans les dépliants), la gentillesse de ses habitants, et d'autres raisons à exposer autour d'une tasse à la veillée, trop longues à développer ici. Enfin, on a laissé le pays en espérant le retrouver un jour dans le même état, pour naviguer vers la Thaïlande dont les plus proches îles, les Butang, sont à une vingtaine de miles de Langkawi.

Rencontre avec un requin baleine

Petite navigation tranquille animée par la rencontre d'un requin baleine. La remontée de 150 à 200 miles jusqu'à Phuket peut se faire par étapes d'une île à l'autre. Comme il y a une augmentation graduelle de la densité touristique du Sud vers le Nord, le changement est moins choquant. Aux îles Butang, personne. Mouillages déserts. A Rok Nok, 4 voiliers au mouillage et rencontre de nos premiers thaïlandais, des gardes du parc national qui viennent réclamer 1200 Bt de taxes. Devant notre refus et notre incrédulité (feinte à la française), le tarif passe à 800 Bt puis à plus rien du tout.

Visite d'une grotte sous marine

On quitte pour Ko Muk; des "Long Tails" y amènent des palanquées de touristes à la grotte sous-marine. Il s'agit plutôt d'un tunnel dans la roche où il faut s'engager à la nage dans l'obscurité, faisant confiance à celui qui crie " c'est par là!" et laissant toute angoisse de claustrophobie dans l'annexe. A l'autre bout du tunnel la récompense est une jolie crique enceinte de hautes falaises, plage, cocotiers et tout le toutim, ne manque que le pommier au serpent pour comprendre que le tunnel ne fait pas passer là-haut... . Ile suivante, Ko Lantha (Yai, la grande); première bière thaï, premier resto (ça pique...), premiers éléphants, quelques hôtels encore discrets (dans le Sud de l'île). Ensuite, ça change quand on se rend à PhiPhi Don (prononcez pipi), lieu fréquenté à quelques heures de Phuket; des centaines de bateaux, des milliers de touristes, hôtels et restaurants reconstruits après le raz-de-marée de 2004, danseurs et cracheurs de feu sur la plage, suivis du tatapoum des discothèques qui porte loin sur
l'eau calme... .

« Des bars, des massages, ? »

Nous arrivons à Phuket le 21 décembre dans la baie de Chalong, rendez-vous de tous les voiliers vagabonds, certains ne vagabondant plus d'ailleurs depuis un bon moment. On y passe Noël puis on va voir au sud de l'île la baie de Nai Harn, là où tout le monde va, et tout le monde y est : 70 bateaux au mouillage. Certes, c'est joli mais on n'y fait pas grand chose. On remonte la côte Ouest pour trouver pire, la baie de Patong, affreusement ouverte à la houle. Il y pourtant une quarantaine de bateaux qui roulent horriblement (sauf quelques catas). Allons à terre pour chercher une justification à ce comportement masochiste. Des bars, des massages, des putes, des bars, des tailleurs, des putes, des massages, des bars, des putes...On a arpenté deux rues et il y en a une vingtaine, et sans cesse harcelés par des chauffeurs de taxi : "where are you going?" Qu'importe l'endroit, ils t'y amènent pour 800Bt, ou 400, ou 200. Même si souvent, excédé, je réponds "Nowhere", ils sont prêts à discuter le prix.

« On ne passera pas le réveillon ici »

On ne passera pas le réveillon ici mais juste au Sud, derrière la pointe, à Freedom bay (bien nommée pour qui arrive de Patong). PEERLIANE seule au mouillage. On peut quand même voir les innombrables feux d'artifices tirés de la ville et suivre les centaines de mongolfiéres en papier,porteuses de voeux de bonheur. Nous retournons à Chalong en faisant un crochet par l'île RachaYai, superbe mais aussi très fréquentée. Puis nous allons nous promener dans la baie de Phang Nga pour admirer ses paysages typiques d'îlots champignons et falaises avec petites plages enchâssées (voir le film de James Bond,"l'homme aux pistolets d'or").

« Les Pilots Charts laissent à penser que cette traversée doit être facile et agréable.»

Malheureusement, une espèce de brume résistante à un vent de trente noeuds nous gâche un peu la perspective. On termine la visite par la jolie ville de Krabi, dont on ose remonter la rivière sur les conseils de nos amis d'AVENTURA que nous retrouvons là après les avoir quittés à Bornéo huit mois plus tôt.
C'est un bon endroit pour faire les provisions en vue de la traversée vers le Sri Lanka, on y fait aussi les formalités de sortie. Et on ne sort pas tout de suite parce qu'en revenant vers Phuket, la transmission du moteur nous lâche. Elle donnait des signes de faiblesse, mais là, plus de signe du tout. Démontage, perçage, découpe de trois bouts de tube, trois vis de 8, trois écrous sans oublier les trois rondelles (le chiffre trois est important pour l'équilibrage; le yin, le yang et Newton). Jusqu'à maintenant, ça tourne et ça entraîne l'hélice, je ferai quelque chose de plus sérieux un jour. Le 23 janvier donc, après quelques essais moteur, on part de Racha Bay (ouest de Phuket), destination Galle, 1080 miles à l'Ouest. Les Pilots Charts laissent à penser que cette traversée doit être facile et agréable.

«100 à 150 miles par jour, pas un grain, des dauphins tous les soirs, des nuits calmes.»

Pour cette zone et à cette époque de l'année, ils ont tout bon. On s'est un peu traînés au début et on a encore éclaté notre spi, après ça a été des conditions rêvées d'alizés modérés avec une mer plate, aucune manoeuvre, 100 à 150 miles par jour, pas un grain, des dauphins tous les soirs, des nuits calmes. Il n'y a que la pêche qui fut décevante, tant mieux pour les poissons qu'on n'a pas attrapés. A l'arrivée à Galle, on doit mouiller dans la baie et attendre (dans notre cas de 0800h à 1300h) que la Navy nous visite et nous autorise à entrer dans le port. Après on a droit à un défilé de bonshommes très courtois et bien habillés qui étudient nos papiers, en rédigent d'autres, tamponnent, agrafent, le tout sous la surveillance de notre "agent" qu'il faut payer 200 usd et qui s'occupe de tout. Il nous a même amené un gugusse accompagné de son fils (qu'il faut aller chercher en annexe) qui s'est juste attablé dans le carré pour demander si on avait quelque chose à lui offrir à boire. On a dit "non" alors il a demandé qu'on le ramène au quai. Celui-là n'avait pas de cartable, j'aurais dû le remarquer plus tôt.

« Les rebelles Tamouls ne se sont pas encore tous rendus? »

Le lendemain, on a pu enfin se rendre en ville après avoir obtenu nos "passes", papiers indispensables pour franchir l'enceinte militaire où nous sommes mouillés. Celui-ci est sous haute surveillance d'une myriade de sentinelles, perchées sur des miradors ou à proximité de casemates en sac de sable. Leur armement n'est pas décoratif. Il faut préciser que contrairement à l'annonce du président en début d'année, les rebelles Tamouls ne se sont pas encore tous rendus et qu'il subsiste une bande d'irréductibles assiégés dans le Nord-Est de l'île. Ceux-ci sentant la fin proche jouent le tout pour le tout à coup d'attaques désespérées, de raids aériens et d'attentats suicides. Dans cette situation, j'aime autant que les militaires soient un peu tatillons sur la sécurité.

« Le prix de la course (moins d'un euro) fait qu'on accepte de serrer les fesses en transpirant un peu »

Donc on a pu sortir pour, comme souvent, recevoir le choc de l'agitation urbaine après une traversée en mer. La chaleur, la poussière et surtout le bruit... Les colons anglais ont laissé la conduite à droite (le côté du véhicule qui a le volant), mais sur la route, on roule où il y a de la place, parfois très peu de place. Les véhicules les plus courants sont les bus qui ne carburent pas à l'huile de colza ou de coco, et les Tuk-Tuk, trishaws importés d'Inde. La carrosserie de ces derniers, tôle de 5/10 et bâche tendue, laisse envisager peu de chance en cas de coup dur. Le prix de la course (moins d'un euro) fait qu'on accepte de serrer les fesses en transpirant un peu. Pour se remettre, on va manger des crêpes fourrées dans un des nombreux restos qui proposent tous les mêmes modèles: les triangulaires aux légumes, les carrées aux oeufs, les cylindriques au poisson. Au bout d'un mois de ce régime, on commence à différencier les qualités d'un boui-boui à l'autre, alors qu'au début, on ne sent que le piment qui fait pleurer et encore transpirer (bien repérer s'il y a un ventilateur à proximité avant de s'attabler).

«J'aime bien l'ambiance et les Sri Lankais bien qu'ayant la vie très dure, sont accueillants.»

La ville est donc bruyante et sale comme souvent sous les tropiques, mais j'aime bien l'ambiance et les Sri Lankais bien qu'ayant la vie très dure, sont accueillants. Il serait dommage de passer à Ceylan sans aller boire un thé sur le lieu de production. Le meilleur moyen de se rendre dans les Highlands, c'est le train. Le même que dans les films: brun-rouge, quatre marches pour monter dans le wagon, banquettes en molesquine, huisseries en bois et des tas de têtes d'indiens aux cheveux noirs et lisses qui sortent aux fenêtres. Bien sûr quand on grimpe dans la montagne, l'aiguille du compteur de vitesse revient vers l'origine, ça nous donne l'occasion d'admirer le paysage grandiose et des tas de petits morceaux de vie des habitations qui bordent la voie. Le plus surprenant c'est que le chauffeur de la locomotive conduit au klaxon comme ses collègues routiers. Les enfants, les promeneurs, les vaches empruntent volontiers la voie ferrée. De Kandy, ancienne capitale du royaume d'avant la colonisation, on a excursionné en minibus pour visiter les plantations et une usine de conditionnement de thé, mais on a préféré nettement la promenade en train.

« Le Sri Lanka est un pays marqué par la guerre »

Sur la route du retour, nous faisons une halte à la capitale Colombo, aussi sale et bruyante que Galle, mais en beaucoup plus grand. On arrive à y entrevoir des restes d'architectures coloniales qui seront sans doute un jour très prisés. Le Sri Lanka est un pays marqué par la guerre qui lui impose un certain retard sur ses voisins asiatiques (ils ne sont pas tous en avance, aussi à cause de conflits). Si ça se termine, et l'on n'en a jamais été aussi proche depuis trente ans, l'île va très rapidement prendre le pas sur l'Inde et les pays d'Asie du SE, où de nombreux Sri Lankais sont expatriés. Ça va changer, tant mieux pour eux et je me souviendrai de "comment c'était avant". Maintenant nous préparons notre prochain départ pour les Maldives et les Chagos où nous avons demandé un permis pour un mois. Il est certain que nous ne pourrons envoyer de nouvelles pendant quelques temps.
Alors à suivre dans quelques mois...".

Franck Medlinger à bord de Peerliane

Pierre GINS


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