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Pirogue traditionnelle
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La civilisation traditionnelle avant l'arrivée des Européens

Histoire - Informations / 14 Aout 2006

Le monde surnaturel : la religion se manifeste dans des espaces marqués importants qui, le plus souvent, n'ont guère changé à travers l'histoire ; Il s'agit du mala'e, vaste espace public, dont on trouve l'équivalent dans toute la Polynésie. Le terme utilisé diffère selon les îles : aux Marquises, la place publique est le tohua, alors que le terme de mala'e est réservé au lieu de culte où se trouvent les prêtres traditionnels. Il en est de même à Tahiti où l'on utilise le terme de marae. Sur un côté du mala'e se trouve l'église. Autrefois, le lieu où se tenaient les prêtres traditionnels pour pratiquer leur culte se trouvait au même endroit. Oliver, marin de passage à Wallis en 1848, décrit un grand fale, avalu qui servait de lieu de culte. Il pouvait contenir 200 personnes. Sur le quatrième côté, une cloison intérieure isolait les appartements de la prêtresse du reste des fidèles. Les autres femmes n'avaient pas le droit de se tenir à l'intérieur du fale. Durant les cérémonies qui se déroulaient à l'aube presque chaque matin durant deux heures, le roi et la prêtresse étaient assis, appuyés sur la cloison. A droite se tenaient les autres chefs? Le kava était distribué entre deux harangues du prêtre. Parfois, le prêtre ou la prêtresse, possédé(e) par un dieu, se mettait à prédire l'avenir?

La religion traditionnelle

La religion traditionnelle était similaire à celle des Tongiens, puisqu'Uvéa était une ancienne colonie tongienne. Il y avait des dieux fondateurs ?atua tupua, en particulier Tagaloa, dont le mythe se retrouve dans toute la Polynésie. Il a créé ?Uvéa en soulevant son filet de pêche. On peut citer aussi Mafuike, dieu des tremblements de terre et Hikuleo, dieu de pulotu (monde des morts). Autrefois on calmait le courroux de Mafuike en frappant le sol avec des bâtons. Ce dieu, en se retournant sous terre, ébranlait Futuna. Puis il y avait les ancêtres divinisés ou ?atua tanutanu : très souvent d'anciens chefs ou des prêtres particulièrement importants de leur vivant. Ces ancêtres intervenaient dans la vie quotidienne des uvéens. Le père Bataillon cite : Kakahu et Fina. C'étaient eux qui apportaient le bonheur, la fertilité, ou le malheur et la famine en intercédant auprès des dieux. Les légendes et également les récits des beachcombers (écumeurs de grèves, marin ayant quitté son navire pour rester sur les îles), font état de dieux apparaissant sous forme d'animaux, par exemple un héron, un lézard ou un crabe?.De nos jours, les dieux des anciennes localités comme, par exemple, lulu (chouette) pour Ahoa, ont été repris pour servir d'emblème aux joueurs de cricket de ce village. Il y avait enfin une troisième catégorie de dieux, les ?atua muli qui pouvaient se réfugier dans les objets. Le père Bataillon fait état d'objets sacrés comme des vaka (pirogues) de petite taille. Henquel parle également de pierres sacrées. Selon le père Bataillon :

Le culte se borne à entretenir les sanctuaires qui leur sont consacrés, et qu'on orne parfois de guirlandes de fleurs. Chaque année, une fête en leur honneur réunit tous les habitants de Wallis. Leurs présents sont quelques plantes des champs, quelques fruits de la saison. Au nom de tout le peuple un insulaire prie à haute voix, à peu près en ces termes : Dieux que nous invoquons, cessez d'être si méchants à notre égard ! Nous vous abandonnons le gouvernement de notre terre, rendez- la donc heureuse?..

Le monde des morts, pulotu, est similaire à celui des autres polynésiens. Ce monde est souterrain et le plus souvent situé à l'Ouest. Les ancêtres y occupent le même rang que celui qu'ils occupaient sur la terre de leur vivant. Aux îles Tonga, les tu'a ne sont pas admis dans le pulotu, seuls y sont admis les ?aliki.

Les prêtres traditionnels sont au service des chefs et des dieux. Selon les prêtres, tout accident provient du manque de respect envers les dieux qui marquent ainsi leur réprobation. Les prêtres invoquent les ancêtres pour que ceux-ci interviennent auprès des dieux en leur faveur. Ils communiquent avec eux au cours de transes ou prises de possession. Ce type de prêtre se retrouve dans tout le Pacifique. Le père Bataillon en donne une description :

Le prêtre agit comme un oracle. Quand il entre en transe il prend un regard sauvage, ses yeux sont sans cesse en mouvement, son corps est saisi de violentes convulsions et il transpire abondamment. L'ancêtre disparu descend dans son ventre et lui communique, en réponse à ses questions et à celles de l'assistance, tout ce qu'il est nécessaire de savoir : la guerre à mener, le nombre de personnes à sacrifier, etc. Le prêtre peut également user de la magie pour soigner toutes sortes de maladies. Il utilise l'huile dont il masse et frotte le patient?

Le père Henquel appelle certains de ces prêtres les taula ?atua. Ils sont consultés lors des départs pour de grands voyages, lorsqu'on recherche un criminel ou un voleur, ou lorsqu'un membre de la famille est malade ou mourant. Ce sont eux qui apaisent la colère des dieux irrités ou apportent la guérison
Les prêtres et prêtresses anciens, après avoir rendu leurs oracles, réclamaient des sacrifices humains, qu'ils consommaient avec les guerriers et les chefs?

Cependant, tous les ancêtres, kui, ne sont pas malfaisants. Dans les légendes, ils peuvent prendre l'apparence d'un héron, d'un lézard, d'un requin etc., à la manière des totems, toujours prêts à venir en aide à leurs descendants qu'ils protègent grâce à leurs conseils judicieux ou leur pouvoir, malohi.

Le monde des Uvéens comprend le visible et l'invisible. Il n'y a pas vraiment de frontière entre les deux, et les ancêtres peuplent le monde invisible et interviennent dans la vie des hommes?Ils peuvent les aider ou leur faire du mal selon l'attitude que les vivants adoptent à leur égard.

D'après Vivre la coutume à Uvea de D. Pechberty et E. Toa.

Pierre GINS


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