Chargement en cours Vakala en Français Chargement en cours Vakala in English WALLIS le Lundi 23 Avril 2018 / 00 H 34 PARIS le Dimanche 22 Avril 2018 / 13 H 34
Vakala : Association de voile sur internet Fédération française de voile
Bienvenue sur le site de Vakala - Voile Pour Tous

Actualités

Articles
Dernières infos
Photos

Vakala

Horaires
Tarifs




C'est parti pour le tour de Wallis sans escale dans les alizés
© Droits réservés

Tour de Wallis à la voile sans escale: à l'épreuve de la débrouillardise

Activités Ados - Voile / 2 Mai 2007

DIAPORAMA ARTICLE

Ce lundi 30 avril, les alizés sont bien établis ; la maison rose est en effervescence: le groupe des régatiers s'affaire sur la préparation des catamarans; un dériveur de particulier hisse les voiles et un planchiste confirmé relève également le défi : effectuer le tour de Wallis en un temps record, sans escale et, si possible, sans assistance.

Les étraves fument

Le sandwich de midi passe mal : les adolescents sont un peu stressés à l'idée d'effectuer le tour de Wallis sans escale. Pour eux, c'est une première. Radio France Outre Mer ne s'y trompe pas: le plus marin des journalistes de RFO Wallis et Futuna en la personne de Lagi Hoatau embarque avec l'équipage féminin Trois autres catamarans sont armés par trois équipiers. Le vent frôle les 20 n?uds quand, à 13 h 47, le Président de Vaka Lä Joseph Greff donne le départ. Les quatre catamarans filent à la poursuite du dériveur qui est parti un peu en avance.A bord du vieux « Jet » rénové, Raymond Valer équipé de notre encadrante Kolo Seuvea regarde derrière les catamarans fondre sur eux. Le planchiste, Frédéric Renault, prend le même départ que les catamarans. A pleine vitesse au largue serré, cette flotte hétéroclite compte bien faire tomber le record établi voilà quelques années avec un temps de 2 h 18 minutes. Soit 14 n?uds de moyenne environ sur un parcours de 30 milles.

Premières galères

Ils le savaient, mais à ce point? Deux des quatre catamarans accusent leur âge: 30 ans ! Dans ces conditions, malgré les miracles de l'équipe de maintenance, il est difficile d'empêcher une coque délaminée à l'intérieur de s'ouvrir sur la liaison pont coque. C'est malheureusement ce qui est arrivé aux deux catamarans à mi-parcours Bravement, un des équipages emmené par Anthony, Niels et Inko manque plusieurs fois d'enfourner (chavirer en plantant les étraves dans l'eau) en raison de la carène liquide formée à l'intérieur d'une coque. A la moitié du parcours, ce qui devait arriver arriva : le grand soleil ! Tout le monde se retrouve à l'eau. La sécurité veillait et l'intervention pour redresser fut rapide. Mais impossible de vider le bateau. Il a fallu aux malheureux trio de copains rejoindre un îlot du nord de l'île 10 milles plus loin. Que de souffrances ! Car le deuxième catamaran plein d'eau a lui aussi fait escale sur une plage nichée au bord d'un îlot désert.

Les uns allument, les autres vident

Solidarité au sein des équipages qui ahanent ensemble pour hisser les voiliers sur le sable avant d'ouvrir le bouchon qui va délivrer des dizaines de litres d'eau. Pendant ce temps, le planchiste a remonté toute la flotte et pointe en tête: il terminera en 2 h 47 minutes. C'est la première fois qu'une planche à voile effectue le tour de l'île sans escale. Ce temps constitue une référence à battre. 13 minutes après la planche, le premier catamaran arrive. Jules, Clément et Nathan, tous âgés de 12 ans, sont radieux : la performance est honorable ; la pleine lune éclaire leurs sourires. Le dériveur termine le tour de Wallis en 3 h 40 minutes, ce qui est, pour un monocoque, un joli chrono. Pour les trois autres catamarans, c'est la galère: l'équipage féminin finit de nuit en même temps que les deux autres catamarans « sous-marins » : 4 h 30 minutes après le départ. L'essentiel était pour eux tous de boucler la boucle. Un catamaran a même chaviré à 50 mètres de la base nautique, la coque tribord sous l'eau.

Etre tenace face à l'adversité

Au-delà de l'aspect sportif, le tour de Wallis constitue un excellent exercice pour se situer dans l'espace, choisir les trajectoires, observer les tortues et autres animaux marins comme les carangues qui sautent allègrement en bancs devant les étraves. Et puis, dans la difficulté, les jeunes doivent s'unir, trouver des solutions, parvenir coûte que coûte à terminer cette aventure. L'obstination et la ténacité trouvent leur aboutissement à l'arrivée, avec la satisfaction d'avoir vaincu l'adversité. Cette école de la mer, c'est aussi, en quelque sorte, l'école de la vie : les jeunes découvrent des valeurs qui leur seront sans doute utiles, plus tard et qu'ils transmettront à leurs enfants s'ils pensent que cette école là vaut la peine d'être vécue.

Pierre GINS


© Droits réservés

Articles précedents Handivoile - Voile : Handivoile : 4 handicapés naviguent ensemble ...
Compétition - Voile : Catamarans : la jeune génération arrive sur des bateaux usagés ...
Wallis - Informations : Visite de Stephan Bohnen : l'Australie s'intéresse à Vaka Lä ...
Activités Enfants - Informations : Pochoirs : un premier jet ...
Activités scolaires - Voile : Enfants en difficultés scolaires :les cours de voile de l'U.P.I. ...

Derniers Articles dans la rubrique Activités Ados : 55 futuniens à Nukihifala
Les adolescents croquent leur jeunesse à pleine dents
Inko et Aritz : des enfants de Vaka Lä
Salut tout le monde !!!!!!
Aritz Lorenzi : « Je vais bientôt tourner une page »

Derniers Articles dans la discipline Voile : Mini Jeux du Pacifique Sud : l'équipage de Vaka Lä sixième
Char à voile : un bel exemple de projet pédagogique
Seconde Régate Open Bic! Dimanche12/07.
Dimanche 5 Juillet, régate Open Bic à la base de Liku !
Lily, Raoul and co?

Haut de page haut de page Imprimer l'article imprimer l'article  retour accueil

précédente précédent Tous les articles tous les articles suivante suivant
 Réalisation & graphisme : © Mesactivites.com - Association © Vaka Lä - Voile pour tous - Affiliée à la Fédération Française de voile (25.CE003) - © 2006