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Des situations pittoresques qvécues à Apia qui prêtent à rire
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Humour: les perles des Jeux d'Apia

Compétition - Informations / 16 Septembre 2007

Les anecdotes cocasses n'ont pas manqué durant les Jeux du Pacifique Sud d'Apia au sein de la délégation de Wallis. Du premier au dernier jour, les occasions de rigoler ou simplement de sourire ont contribué à la bonne humeur générale.

Sport collectif

Le soir même de l'arrivée de la délégation de Wallis à Apia, les athlètes montent dans des bus pour se rendre sur l'un des lieux de restauration prévus: il s'agit de gigantesques cantines réparties dans la capitale qui nourrissent plus de 4000 athlètes durant 15 jours à raison de trois repas par jour. Chaque délégation se voit attribuer un lieu de restauration afin de permettre une répartition calculée des repas. Mais pour une raison inconnue, la délégation de Wallis est conduite ce soir là à plusieurs kilomètres de sa cantine d'affectation. Le repas terminé, les athlètes du Fenua se retrouvent dehors et attendent, attendent, attendent encore les bus qui ne viendront pas. Sans plan de la ville, éclairés par une belle lune, les sportifs partent pour une longue marche forcée. Si le but était de nouer des liens entre les athlètes, c'est réussi.

Erreur d'aiguillage

Quelques heures après cette ballade nocturne, le réveil fut très matinal : la messe n'attend pas. A Wallis et Futuna où la population est à 98 % catholique pratiquante, la messe est incontournable. Les athlètes s'habillent à la hâte, se font tout beaux, et montent dans le bus stationné dans le parc du collège: ce dernier abrite l'hébergement de la délégation. Le chauffeur du bus conduit nos croyants à une messe qui dure une heure trente. Mais, surprise au fur et à mesure de la cérémonie: nos wallisiens et nos futuniens comprennent qu'ils sont chez les « Témoins de Jéhovah » ! Nos athlètes déclinent poliment l'invitation du repas qui suit la messe et rentrent un brin dépités. Explication : le chauffeur du bus n'avait visiblement pas de consignes, ou, s'il en avait, elles n'ont pas été bien comprises. Il faut dire qu'entre les uns et les autres qui ne parlent pas anglais, pas facile de communiquer en Samoan ou en wallisien.

Bouchons ou bouchés?

Déboires à répétition pour la rame polynésienne de Wallis : la compétition avait lieu la deuxième semaine, ce qui laissait une semaine pour s'entraîner. Ce laps de temps était appréciable au regard de la préparation laborieuse des rameurs pour ces Jeux (pas de confrontation avec d'autres équipes dans le cadre des quotas imposés pour participer aux Jeux). Il fallait donc trouver des Va'a pour s'entraîner. Une des interprètes du groupe, Mme Caja, parvient à trouver le Président de la rame à Apia ?un riche notable ? et arrache un créneau horaire entre les entraînements des autres délégations concurrentes. Oubli ou mésentente, toujours est-il que les wallisiens ne viennent pas naviguer à l'heure convenue. Gênée, l'interprète rappelle le notable samoan, s'excuse humblement et décroche un autre créneau. Cette fois, les rameurs sont bien là. Mais le bateau en question n'a pas de bouchons et menace de sombrer ! Et nos rameurs de galérer pour acheter des bouchons au commerce local.

Un train de retard

Heureusement, durant la compétition de Va'a, ce fut plus sérieux. mais le niveau très relevé a impressionné ? et révélé l'état de préparation des nations: lors du 15 km V1 (un rameur), le premier, un tahitien, est arrivé en 1 h 20 minutes. Il faut dire qu'à Tahiti, le Va'a est un sport national : c'est même un symbole. Revenons à la course: le deuxième, de Cook Islands termine quelques minutes derrière le tahitien.Ce qui fait déjà une distance de retard appréciable Le troisième, un néo-calédonien, avait déjà un quart d'heure de retard quand il a franchi la ligne d'arrivée. 8 ème, le rameur de Wallis a terminé 45 minutes après le premier. Et encore, il a fini dignement, sans mollir, car derrière lui, les concurrents suffoquaient. Pas de doute, le Va'a ne s'improvise pas !

Haltérophilie en pointe

Courageux, le seul haltérophile de la délégation de Wallis et Futuna ! Ses responsables sportifs n'avaient pas emmené de matériel pour leur protégé. Même les chaussures manquaient. Résultat : il lui a fallu clouer lui-même une semelle en bois sous des chaussures peu adaptées. A la guerre comme à la guerre. Sauf que voilà : lors de la compétition, un clou traverse la semelle et se plante dans le pied du malheureux futunien. Malgré cette blessure, notre concurrent soulève plus de 120 kg. Loin, malheureusement des 130 kg et davantage qu'il soulève régulièrement à l'entraînement et qui lui auraient assuré une médaille de bronze. Il se contentera d'une belle quatrième place. Héroïque tout de même!

En sandwich dans un repas francophone

C'était amical, voire conviviale: les délégations francophones se sont retrouvées le premier dimanche lors d'une réception dans un hôtel en bord de mer à Apia. Polynésie française, Nouvelle-Calédonie et Wallis et Futuna pour un même combat : les médailles. Venus en toute innocence, les wallisiens et les futuniens ont découvert par la suite qu'il s'agissait d'effacer le différent entre Tahiti et la Nouvelle-Calédonie. Objectif : éviter les séquelles d'une lutte fratricide vécue en 2003 lors des Jeux de Suva. Entre ces deux grands Territoires sportifs, celui de Wallis et Futuna était pris en sandwich. Mais comme les athlètes du Fenua ne jouent pas dans la même cours, ils ne se sont pas vraiment sentis concernés. Le but n'étant pas d'avoir plus de médailles que l'autre, mais simplement d'en avoir ... .

L'Australie choisit les reportages pour RFO

La population wallisienne attendait beaucoup du suivi des Jeux à la télévision : RFO avait annoncé des heures de programme, une équipe de Wallis était sur place, celles de Tahiti et de la Nouvelle-Calédonie pouvaient compléter les magazines. Bref, toute la population s'attendait à recevoir des images en direct ou en différé des épreuves où les athlètes du Fenua concourraient. Malheureusement, il n'en fut pas ainsi. Hormis des reportages de l'équipe envoyée sur place, la plupart des émissions étaient pilotées par l'Australie. Résultat : beaucoup de diffusions d'épreuves prisées dans les pays anglo-saxons comme le netball. En revanche, pas de finale de volley où Wallis a obtenu une brillante médaille d'or en cinq sets à l'issue d'un match haletant. Notons que l'Australie et la Nouvelle-Zélande ne font pas partie des nations pouvant participer aux Jeux du Pacifique Sud. Ils étaient quand même présents... à leur manière.

Airbus de luxe

L'avion loué par la délégation de Wallis à Air Calédonie International, un Airbus A320, - 100/200 n'était pas plein, loin s'en faut, à l'aller vers les Samoa le 25 août. (50 minutes de vol entre Wallis et Apia distant de 250 milles nautiques). Mais pour le retour du 8 septembre, les hôtesses de l'air étaient affolées : on leur avait annoncé une centaine de personnes pour se rendre au Samoa avant de rembarquer la délégation vers Wallis. En réalité, l'avion était vide en atterrissant au Samoa! Lorsque qu'une partie de la délégation se présente sur le tarmac de l'aéroport d'Apia, elles demandent, inquiètes, combien il y a de passagers. « Une trentaine, peut-être un peu plus » leur dit-on. Panique à bord. « C'est du luxe finissent-elles par lâcher ». En réalité, loué pour environ 7 millions de francs pacifiques (à peu près 59 000 ?), l'Airbus A320 n'a pas ramené toute la délégation le 8 septembre: le volley et l'athlétisme n'avaient pas fini leurs épreuves. Des officiels sont également restés pour la cérémonie de clôture et pour accompagner les derniers athlètes en compétition. Du coup, il a fallu emprunter un des avions loués par la Nouvelle-Calédonie le 10 septembre, le détourner vers Wallis afin de faire descendre le restant de la délégation wallisienne ? et dans la foulée, faire monter des sportifs de Wallis qui se déplaçaient à Nouméa pour des rencontres de hand ball et de rugby. Pas très simple, tout cela. Et surtout très onéreux. Mais quand on aime, on ne compte pas? .

Pierre GINS


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